L’athénée royal de Kalina, lycée de la ville européenne, célèbre pour sa piscine ; aujourd’hui l’Institut de la Gombe.
Élevé au tournant des années 1950 pour le réseau officiel de la colonie, l’athénée royal de Kalina aligne ses colonnades austères sur un plan symétrique : bâtiments de classes, pavillon de maternelle, installations sportives avec terrain de football et piscine – celle où des générations d’écoliers ont appris à nager. Longtemps tenu par des professeurs belges, réputé pour la solidité de sa formation, il est rebaptisé Institut de la Gombe quand l’authenticité efface Kalina. Les anciens élèves lui gardent une fidélité de collège anglais ; les bâtiments, eux, se dégradent, et une partie de la cour a été cédée à des promoteurs. La piscine appartient aux souvenirs.
Dans le roman
Au bout de quelques mois de leçons familiales, les jeunes initiés conduisaient seuls dans les rues de la capitale, pour aller au cinéma, au tennis, à la piscine, celle de l’Athénée, de la Funa, où nageaient aussi des têtards, ou encore celle de l’Intercontinental, plus chic, mais jamais, au grand jamais, pour se rendre en cours, comme si, dans la transgression validée par les parents, subsistait encore une ligne implicite à ne pas franchir. Chap. XXV.