Rue du quartier de la Gombe, proche du fleuve, où s’installa en 1964 la première école française de Kinshasa.
L’avenue traverse l’ancien quartier Kalina, aujourd’hui la Gombe, entre le centre administratif et le fleuve. C’est là que l’État français a installé, en 1964, le Cours Descartes, et l’école y est toujours : l’avenue, désormais orthographiée Kalemie, longe la résidence de l’ambassadeur de France, qui fait face à la cour de récréation.
Dans le roman
Tandis qu’Édith enseignait l’anglais dans un lycée congolais de Ngiri-Ngiri, l’État français acheta un terrain avenue Kalemi, pas loin du fleuve, et y implanta, en 1964, le premier établissement scolaire français de Kinshasa : le Cours Descartes. La maison coloniale, devant laquelle étaient prises toutes les photos de classe, abritait les services administratifs et la salle des professeurs. Les classes, d’une vingtaine d’élèves, étaient réparties dans quatre bâtiments, sortes de baraquements en ciment. Lorsque le proviseur, monsieur Vendôme, un homme pied-bot, obtint le budget nécessaire, il recruta Édith. Au mois de septembre de l’année 1968, nous fîmes notre rentrée ensemble au Cours Descartes, Édith et moi : elle comme professeur d’anglais, moi, comme élève de 11e. Vincent était né en avril. Chap. XX.
C’est cette année-là que je rentrai en sixième. Je revins donc avenue Kalemi, où j’avais fait ma 11e. Fini la maîtresse, place aux professeurs spécialisés. Nous n’avions classe que le matin, sauf les latinistes, comme moi, qui avaient cours une après-midi par semaine. Chap. XXIII.